Le G.R.A.A.L.L Groupement Rural d’Action Artistique de Libération Ludique
a été fondé au printemps 2001, par le regroupement d’artistes et techniciens ayant envie de défendre un projet ambitieux et une démarche artistique et alternative, s’appuyant sur notre implantation rurale.

Nous défendons un théâtre populaire, pour tous les publics, sans barrières d'âge, de langues, ni de niveaux d'éducation.



DIRECTION DE TRAVAIL
Un des rôles des arts et du théâtre est de découvrir, de décortiquer et de mettre en lumière les problèmes de son temps. Il n’apporte pas toujours une solution mais il met en scène une contradiction.

En ce début de troisième millénaire, où la puissance de l’homme en tant qu’espèce animale atteint son apogée, le rendant capable de s’autodétruire en épuisant son espace de vie, il apparaît évident pour un artiste de se pencher sur la relation de l’homme à l’environnement et ainsi au-delà de la question sociale, de s’interroger sur la violence des rapports qu’il entretient avec le monde et avec lui-même.

C’est dans cette démarche que nous nous inscrivons, conscient de l’ampleur de la tâche qui nous attend, nous voulons rester humble devant la prétention de la mission que nous nous sommes fixés : interroger la société sur les excès de ses développements technologiques, spirituels et financiers, et sur ses régressions culturelles, morales, rituelles et sociales.
En dépassant le stade de la critique nécessaire nous voulons créer, proposer et partager des projets de transformation culturelle, sociale et politique, et les revendiquer comme des créations d'Arts de Vivre Ensemble.
En dépassant le stade de la critique nécessaire nous voulons créer, proposer et partager des projets de transformation culturelle, sociale et politique, et les revendiquer comme des créations d'Arts de Vivre Ensemble.
Le théâtre de la vie ne doit pas s'arrêter au spectaculaire, et l'imaginaire doit pouvoir transformer concrètement le présent.

Bien que nous nous reconnaissions dans le mouvement des objecteurs de croissance et dans une critique urgente et radicale du productivisme, de ses aberrations et de ses méthodes de propagande et de fabrique du consentement, (télévision, publicité); nous tenons à garder notre liberté d’action.
C’est pourquoi nous nous autorisons à coopérer avec tout mouvements, individus où média, nous permettant de nous exprimer et d’agir en toute liberté et sans censure.

Bien que proche du milieu du théâtre de rue et des Arts de la Rue, nous ne nous reconnaissons pleinement dans aucune de ces appellations ; limitées, l’une par la précision de la discipline artistique, l’autre par le cadre de son terrain d’expression.
Discipline artistique :
Nous souhaitons avoir la liberté d’explorer toutes les disciplines, artistiques ou non.
Théâtre, danse, musique, arts vocaux, arts du cirque, art du clown, arts poétiques, arts plastiques, arts littéraires, arts martiaux, arts culinaires, arts du jardinage.
Nous nous reconnaissons aussi :
- dans la cruauté de l’art tôt Antonin et dans ses explorations des mondes intérieurs.

- dans la poétique de l’art tue Rimbaud dans ses illuminations mais aussi dans ses saisons en enfer.


- dans la simplicité fondamentale de l’art terre principale qui conduit le sang du cœur aux organes.

Espace d’expression :
Notre espace de jeu commence dans le théâtre du quotidien le plus concret, pour s’étendre jusqu’à celui de l’imaginaire le plus abstrait en occupant tout les lieux physiques ou virtuels d’épanouissement de nos actions et de nos imaginations :
C’est ainsi que nous considérons comme notre, tout lieu d’expression, public où privé, urbain ou rural, naturel ou sauvage, concret ou virtuel, autorisé ou non.
Mouvements artistiques de référence :
Par soucis de liberté, par humble prétention et par légère dérision nous nous revendiquons descendants et légataires de tous les mouvements artistiques nous ayant précédés.
Notre préférence ira toutefois vers :
L’art pariétal pour sa vigueur, sa beauté, son universalité.

L’art brut pour ses créations réalisées par des non-professionnels de l'art œuvrant en dehors des normes esthétiques convenues.
L’art naïf pour ses artistes autodidactes en décalage avec l'art du temps.
L’art nouveau pour sa critique des dérives de l'industrialisation et de l'assèchement créatif qu'elle entraîne.

L’art baroque pour son manque de sobriété et de retenue.
Le dadaïsme, pour sa mise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques, pour sa contestation culturelle, sa truculence provocatrice et sa dérision, pour son humour, et pour son ancrage dans les valeurs de l’enfance.

Le romantisme, pour sa volonté d'explorer toutes les possibilités de l'art, pour son expression des extases et des tourments du cœur et de l'âme, pour son combat du sentiment contre la raison, pour son exaltation du mystère et du fantastique pour sa recherche de l'évasion et du ravissement dans le rêve, l'exotisme, et le sublime.
Le mouvement Cobra, pour son hostilité à l'égard du parisianocentrisme culturel, pour son intérêt pour les arts primitifs, naïfs et populaires; et pour l’idée anti-élitiste que l’art doit être pratiqué par tout le monde, et non seulement par des « zârtistes ».

Le surréalisme, pour son engagement politique, pour ses expériences de créations, pour sa tentative d’explorer en profondeur le monde et la pensée.
L’expressionnisme, pour son travail sur la réalité, les réactions émotionnelles, pour ses visions angoissantes et pessimistes du temps, pour Le Cri d’Edward Munch.

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